Live Reports

The Hives, le 20 Avril au Zénith de Paris

18h, on arrive au Zenith. La sale n’est pas encore remplie. On en profite donc pour se faufiler parmi les dix premiers rangs. On s’étonne de la taille de la salle, on rigole nerveusement en essayant de contenir notre empressement.
19h20, la première partie arrive, qui s’appelle « Gogol Bordello ». Ils sont hongrois et ils portent plutôt bien leur nom je dois dire… Ils sont un peu fous et font beaucoup de bordel sur scène, parfois pour rien. Le chanteur ? Un croisement entre Freddy Mercury (niveau moustachier de la chose j’entends) et Borat (pour le côté pays de l’Est). Les chansons ? Je les qualifierais de tzigane-rock. Elles sont plutôt pêchues, avec des accents à la Mano Negra. Le chanteur saute partout en hurlant des trucs en hongrois. On repère quelques fans qui arrivent à suivre les paroles. De notre côté, on s’écarte rapidement des premiers rangs qui nous paraissent bien agités pour cette musique. Bref, un groupe qui change mais qui ne nous a pas emballés plus que ca ! On notera quand même l’effort des Hives de ne pas choisir une première partie qui soit eux mais en moins bien !


20h donc, la première partie du concert se termine. Et là, on voit se mettre en place les instruments du groupe tant attendu : The Hives ! On commence à entendre la foule qui gronde ! Des lancements d’applaudissements et de sifflets s’élèvent. On se marre en voyant des panneaux aux plafonds disant «Slam interdit sous peine d’exclusion». Et là, la salle s’éteint ! Sentiment indescriptible lorsqu’on se dit « Ca y est, j’y suis ». Le cœur qui bat à 100 à l’heure avec l’envie que ça commence, alors qu’en même temps on aimerait bien attendre un peu pour profiter le plus possible. Quand la salle se rallume, les Hives apparaissent et ils sont beaux, classe dans leurs costards noir et blanc - comme d’hab’ ! 8000 personnes qui les acclament ! Le chanteur prend le micro et annonce dans un français plus que correct « Hey little world », première chanson de leur dernier opus « The black and white album ». Un morceau propre, l’intro met tout simplement la foule en délire total ! C’est à la chanson d’après que tout part totalement. Tout le monde est dedans. Le chanteur Howlin' Pelle Almqvist nous rend dingue en annonçant que la chanson suivante sera « Main Offender ». Profitant d’un trou dans la foule, je suis entraînée au deuxième rang dans les pogos. Je perds ma chaussures, la rattrape, saute partout, me déchaîne en hurlant « This is my main offender », bref  la folie hivesque m’a complètement envahie ! Je ressors de là au deuxième refrain parce qu’il fait vraiment trop chaud là dedans !! Viennent ensuite deux chansons qu’ils enchainent comme des pros : « Try again » puis « A little more for little you ». Ensuite vient « Walk Idiot Walk ». Là, le groupe assure vraiment un show génial. Le batteur lance ses baguettes à 10m de hauteur pour les rattraper juste au moment où il reprend le morceau, le chanteur fait tourner son micro comme un lasso à toute vitesse, et la foule est littéralement en délire ! Je n’en peux plus de hurler(le mec devant moi non plus d’ailleurs !). Almqvist, entre les chansons, nous fait le spectacle en parlant mi-français, mi-anglais. Il est génial ! Qu’importe qu’il crie « Yeah » ou qu’il lève ses bras en faisant le V de victoire, les 8000 personnes du Zénith l’acclame de toutes manières ! L’ambiance est là, le groupe s’éclate et nous aussi ! On repart sur « The Black and white album » avec la chanson « No Pun intended ». Vient ensuite le classique « Die Alright », morceau sur lequel le public scande les mots « Die » puis « Alright», les bras battant la mesure! Les morceaux « Square one here I come », « I won’t be long », « Diabolic Scheme », «You dress up for Armageddon», «You got it all...wrong» s’enchaînent. Il reprenne en avant dernier «Two-twiming touch and broken bones». Ils annoncent ensuite la dernière chanson en disant «Do you know what is the noise of a bomb??? It is Tick tick tick tick tick boom». Là je me déchaîne complètement, sautant et pogotant tellement qu’en voulant chanter sur le refrain je n’y arrive pas pour cause d’essoufflement ! On ne les arrête plus et c’est génial ! Puis le groupe s’interrompt et nous annonce que concert touche à sa fin. On est triste mais on se doute bien que ca va pas s’arrêter là -enfin on ne veut pas y croire! Et en effet les Hives reviennent pour trois chansons : « Bigger hole to fill », le classique « Hate to say I told you so » qui emmène la foule au paroxysme de son hystérie et le concert se termine en apothéose avec « Return the favour »,  une des meilleures chansons de leur dernier album.
On ressort de là complètement transpirant et des souvenirs plein la tête ! On peut dire que ceux là méritent entièrement leur place de meilleur groupe live du moment ! Mon corps est devant mon article, ma tête je l’ai laissé au Zenith !!

Clémence.