De peur d’en perdre une goutte, je quitte les fosses sceptiques à ciel ouvert d’un pas décidé pour me rendre à La Cour où Danton Eeprom est déjà lancé. Le Marseillais, tout de noir vêtu, se révèle en parfaite symbiose avec son électro classé dark. Des volutes bleues et blanches l’enveloppent. Le moment est mystique.

Je décide pourtant de faire un tour devant la scène mainstream où Brodinski débute à peine son heure et demie. Le public (conquis d’avance ?) se meut au rythme des vibrations envoyées par le bad runner boy. J’arrive à me coller derrière les barrières du premier rang. Nice ! Jusqu’au moment où je sens que des mecs torses-poils viennent essuyer involontairement leur sueur sur ma chemise. Recul stratégique. C’est alors que je me fais haranguer par deux nouveaux torses-poileux. Que faire ? Une photo ? Vous voulez seulement une photo ? Clic.

La nuit avance à grand pas. Je viens à peine de me rendre compte que Paul Kalkbrenner m’est passé sous le nez. I just missed his Brest Calling ! Tant pis, je laisse le soin à Mathew Jonson de conclure ma soirée. Le Canadien à la barbe fournie manque de charisme scénique derrière son pupitre. Mais il est plutôt bon élève. Ses notes synthétisées font mouches. Nous ne tombons pas pour autant. Une bonne partie des 11 000 rêveurs-raveurs est d’ailleurs encore présente. Tout du moins jusqu’à ce qu’une fine bruine, de rigueur, vienne nous rincer. L’appel de Michel, le chauffeur - finalement Michelle - se fait entendre. Il est temps de rentrer, bras dessus bras dessous.

A bientôt, Astro…
G.Blot