Ils sont anglais. Ils sont jeunes. Ils sont quatre.
Ca commence toujours comme ça. Ils sont toujours anglais, jeunes, et quatre. Fuck that ! Sauf que cette fois-ci, c’est un peu différent, je m’explique : les membres de XX ne font pas de punk électrisé ni même de pop disco à contre temps, et encore moins de rock stoner à la sauce vintage. Les XX font de la musique froide, glaciale, aux accents quasi Joy Divisionnesque du terme. Ils sont habillés de noir ; on dirait presque qu’ils traversent une sale crise d’adolescence. Leur musique, elle, est plus mature que tout ce qui a été fait par des post-pubères à l’accent royal jusque là.
Point de batterie clinquante, des pad beats classiques, comme du trip-hop décomplexé (Heart Skipped a Beat). Pas d’accords tranchants, des notes de ci de là qui nous dirigent tout droit vers un monde d’étrange fait de nuages et de mélancolie (Islands). Et si l’inspiration hip-hop ou cold wave se ressentent énormément par moments (Basic Space), on note aussi la mise en avant d’éléments plus new wave ou pop dans l’esprit (Crystalised, Infinity, Night Time).
Et pour ceux qui n’aiment pas mettre des étiquettes sur des artistes, la musique de The XX, c’est, en quelques adjectifs, une musique travaillée, douce, mature, minimaliste, mélodique, mélancolique, à mil lieux de toute la musique tape à l’œil du moment.
Modernes, mais absolument ancrés dans les 80’s, les XX s’installeront probablement un moment sur tous les lecteurs MP3 des fans de la cold wave de ces années là. Un énorme album de 2009.