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19 mars 2010
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The Morning Benders - Big Echo

par  GTRSVR

A l’heure où les jours rallongent autant que les filles se découvrent (hum), voici venu de nul part la meilleure Bande Originale pour accompagner votre printemps en douceur : Big Echo par The Morning Benders

"Nous voulions faire un album qui aurait tout ; des chansons joyeuses et d’autres mélancoliques." Réponse un peu simple qu’on pourrait attribuer à n’importe quel groupe de musique un peu mièvreux, je vous l’accorde. Laissons leur une chance et regardons ce qu’il se dit plus loin.

"Des chansons immédiates et d’autres qui grandissent au fur et à mesure. Des sons analogues et digitaux. Des textures sombres et lumineuses, denses et clairsemées. Nous voulions aussi un album qui existerait dans un monde et un espace particuliers. Un endroit que tu puisses visiter en 40 minutes et en ressortir touché d’une certaine manière."

C’est mieux. On dirait presque une analyse un peu cliché faite par un journaliste chevelu des inrocks. Toujours est-il qu’après ces 40 minutes d’écoute, sans interruption, je peux vous dire que rarement un album de pop ne m’avait laissé une si bonne impression.

"Nous écoutons beaucoup de choses différentes et nous pensions qu’il serait intéressant d’en faire un grand mélange. Le concept derrière Big Echo (et c’est en partie de là que vient le titre de l’album) était de mixer tous ces sons, ces styles, ces textures ensemble et d’ensuite les écouter jouer et rebondir les uns sur les autres."

Excuses ouvre l’album. Un titre tout droit sorti des 60’s que n’aurait pas renié les... Grizzly Bear justement. Leur touche à la production est indéniable. Leur maitrise est totale. Excuses donne envie de faire une déclaration d’amour, de se ballader au bord de l’eau, jean retroussé, chaussure à la main. Un morceau sucré salé qui se savoure jusqu’au dernier frémissement de corde du violon. Simple, bien construit. Quoi d’autre.

The Morning Benders - Excuses



Le très groove Promises prend la suite de Excuses (les promesses après les excuses, normal). Là encore, on se fait piéger. Chris Chu, âgé de seulement 20 ans, est d’une justesse précoce dans sa voix et on se laisse littéralement transporter par les changements incessant de rythme du morceau.

The Morning Benders - Promises



Vient le tour de Wet Cement, petite interlude toute en douceur, puis Cold War qui abuse un peu trop du très pop "Ouh Ouh"(ce n’est que mon humble avis). On calme le jeu sur Pleasure Sighs que n’aurait pas renié les Pink Floyd (j’ose la comparaison, je suis prêt à tout) et sur Hand Me Downs. L’album se poursuit sur des morceaux plus doux, d’une mélancolie sans doute un peu exagérée. On s’attend à une petite accélération sur la fin de l’album, et on est obligé d’attendre le dernier titre, Sleepin In pour rebrancher la prise. Alléluia.

Au final, "Big Echo" enchante, à défaut de véritablement surpendre ; Un album aux orchestrations soignées, et interprété par un Chris Chu à qui les plus grands promettent déjà une brillante carrière. Du talent à revendre, encore à l’état brut, pourvuq ue ça dure. On en profite pour lui laisser le mot de la fin : "Cet enregistrement était assez particulier. J’avais cette idée en tête et je suis juste très heureux que nous ayons pu réunir tous nos amis ensemble pendant une journée afin de pouvoir la réaliser. Quand j’ai vu la vidéo pour la première fois, j’étais assez ému de voir à quel point l’atmosphère et l’esprit de cette journée ont été très bien capturés. C’était génial. On ne peut vraiment pas réaliser quelque chose comme ça lorsque nous nous produisons en live donc je suppose qu’il va nous falloir trouver une autre manière de faire…"

 

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