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13 novembre 2009
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Simian Mobile Disco - Temporary Pleasure

par  Julien R.

Sûrement êtes vous surpris par l’apparition tardive de cette chronique d’album dans le Mag. Comment ?! Dynam’hit, qui nous a pourtant habitué à une grande réactivité en terme d’actualité musicale, aurait loupé une supernova de la rentrée 2009 /2010 ?
Hé bien non chers lecteurs. A l’instar d’un vin qu’on appréhende, il faut parfois laisser décanter pour apprécier. Annoncé comme un Petrus puis critiqué - lors de sa sortie - comme un Vieux Pape, ce nouvel album de SMD méritait un peu de temps pour gagner la confiance de mon palais. Résultat : un millésime pour sommeliers avertis.

Il faut dire que pour cet opus, le duo a mis à contribution son carnet d’adresse pour faire la part belle aux invités. Malgré un décevant et pop Cream Dream d’ouverture interprété par Gruff Rhys (Super Furry Animals / Neon Neon), l’album s’embarque dès l’arrivée de Chris Keating, chanteur de Yeasayer, vers une eurodance mutante et tellement savoureuse (Audacity of Huge). L’invité le plus saisissant demeure le crooner anglais Jamie Lidell, qui s’impose le temps d’Off the Map dans un genre electro dark, hot et sensuel (rien que ça !). Beth Ditto, la sulfureuse leader de Gossip, parvient à canaliser sa furie le temps d’un Cruel Intentions à l’atmosphère très disco, le geek binoclard Alexis Taylor (Hot Chip) devient une redoutable bête de dance-floor sur Bad Blood, tandis que le duo américain Telepathe imprime sa patte expérimentale sur le Pinball final – après que les Young Fathers ont transformé Turn up the Dial en une insensée fiesta hip-hop psyché.

Fidèles à eux même, James Shaw et James Ford, n’ont pas hésité à ressortir leur attirail de matos vintage pour nous délecter de sons aux tonalités 80’s, Acid House et Techno. Reproduisant ainsi sur Temporary Pleasure ce qui avait fait le succès d’Attack Decay Sustain Release deux ans plus tôt. Outre les compositions originales, la production de l’album est particulièrement léchée – pas très étonnant de la part de James Ford, producteur en autres d’Arctic Monkeys, Klaxons, Last Shadow Puppets… - et la qualité d’enregistrement est excellente. Un plaisir soi-disant temporaire qui risque de durer tout l’hiver, pas si mal.

Sortie : 26 août 2009.

Clip - Audacity of Huge

Cruel Intentions - featuring Beth Ditto

3 Commentaire(s)

Larousse 13 novembre 2009 13:10

On dit plus Marseyes, on dit tillate.com maintenant !

gautier 13 novembre 2009 11:31

C’est Mars’eyes qui a fait le clip ?

Fab 13 novembre 2009 10:50

Bravo, maintenant j’ai soif.

 

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