Les années 2010 seront certainement celles d’une ère post-électro, avec un nombre incalculable de groupes indie (mais d’ailleurs, quelqu’un sait-il encore ce qu’« indie » signifie ?) et de sonorités complètement modernes. Mais quelque part dans cet amas d’artistes électro-rock-pop-folk-indie-shoegaze-et-j’en-passe, une petite révolution est fomentée par des anciens, des durs, des caïds du fin fond des Etats-Unis. Après Raphael Saadiq, petite machine à tubes sixties, les Alabama Shakes font leur apparition fin 2011 et sortent leur EP éponyme.
Il y a comme une odeur de soul revival dans l’air, et les Alabama Shakes n’y sont pas étrangers. Ce groupe en provenance directe de… Athens, Alabama, n’en finira pas de vous faire trembler en écoutant la voix renversante de Brittany Howard, la chanteuse aux accents de gospel et de blues. Pour l’instant en concert en Californie, au Texas et dans l’Alabama, on attend avec impatience leur venue en Europe. En attendant, fidèles à leurs racines, ils nous transportent au fil des 4 chansons de leur EP dans une histoire du Sud, lancinante et envoûtante. Mention spéciale pour I Found You.
Ou encore You ain’t alone.
Alabama Shakes - "You Ain’t Alone" from Outlaw Laboratories on Vimeo.
En prime, un autre de leurs titres non inclus sur leur EP, Heavy Chevy.
Alabama Shakes - "Heavy Chevy" from Outlaw Laboratories on Vimeo.
Ici pour acheter leur EP.